Qu’est-ce qui détermine notre goût? Pourquoi apprécions-nous certains vins plutôt que d’autres? En fait, les goûts changent en fonction des lieux et des époques. Les Grecs et les Romains buvaient un « sirop de vin » vieilli, allongé d’eau; les hommes du Moyen Âge un vin blanc jeune et vert, parfois rosé, mais toujours de l’année; enfin les Anglais apprirent à apprécier les vins rouges plus riches qui feront la gloire de Bordeaux et que l’on considère encore aujourd’hui comme les meilleurs au monde. Or, nous, que buvons-nous et qu’apprécions-nous? Voilà la question sur laquelle se penche Nick Hamilton dans sa dernière chronique du journal Voir (également accessible sur son site Internet).
Le 6 février 2010 – Les responsables de la Compétition du Mondial des cidres de glace 2010 ont dévoilé les lauréats de la 3e édition de cette compétition unique sur la scène de la cidriculture dans le monde. Ce dévoilement s’est effectué au cours du souper gastronomique qui mettait en vedette le cidre de glace sous toutes ses formes, grâce aux talents combinés de quatre chefs cuisiniers de la Montérégie et de la sommelière, Véronique Rivest. Cette année, les membres du jury ont décerné six médailles d’argent et cinq médailles d’or. Le classement serré entre chacun des produits a confirmé la qualité du travail des producteurs qui continuent, année après année, à peaufiner leurs méthodes de production pour proposer des cidres de glace distinctifs.
Mardi le 2 février 2010, les chroniqueurs en vin étaient conviés par Importation Épicurienne à une dégustation avec Benoît Goujon, directeur général de la société Corton André. Pierre André est la marque historique de cette société, portant le nom de son fondateur en 1923. Cette dégustation, suivie d’un déjeuner, était organisée à l’excellent restaurant l’Autre Version dans le Vieux Montréal.
Propriété de la famille André et ses descendants jusqu’en 2002, la société Corton André appartient au groupe Ballande et se spécialise maintenant dans les vins de Bourgogne. Entre 2002 et 2009, la production est passée de 900 à 5000 hectolitres. Depuis 2004, c’est Ludivine Griveau, ingénieure agroalimentaire et œnologue, qui est maître de chai.
Nous étions mardi au Mini-salon des nouveaux arrivages organisé par l’AQAVBS à la Galerie du Gouverneur et ouvert aux professionnels du vin (chroniqueurs, sommeliers et restaurateurs). Cet événement souligne l’arrivée des nouveaux millésimes de différents produits. À cette occasion, nous avons dégusté et comparé plus de cinquante vins nouvellement disponibles à la SAQ. Nous avons sélectionné six vins se démarquant du lot par leur qualité que nous vous suggérons en primeur :
Dans sa dernière chronique "L'argent du vin", Vincent Marissal commente le palmares des vins les plus vendus à la SAQ (La Presse, cahier Gourmand, 16 janvier 2010). Il est intéressant de faire un parallèle entre ce palmares et les évaluations de ces vins sur le site Sommelier Virtuel.
Voici les 10 vins les plus vendus à la SAQ en nombre de bouteilles:
Il y a d’abord eu les très grands vins australiens qui ont fait leur apparition. Ensuite, les gens ont eu le plaisir de découvrir le charme et la puissance de très bons vins australiens à prix raisonnable. Finalement, les tablettes ont été envahies par divers vins bas de gamme arborant des étiquettes colorées représentant des animaux totémiques. Cette « involution » a eu pour effet chez moi de me désintéresser des vins australiens. Surtout que derrière les différentes « maisons » australiennes se profilent en fait quatre grandes sociétés qui produisent et commercialisent à elles seules 80% des vins produits en Australie. Il devient donc difficile de trouver des produits australiens véritablement intéressants. Or, voilà justement le type de vin que j’ai eu l’occasion de déguster chez Réserve et Sélection à l’occasion du passage de Andrew Tierney, directeur export de Torbreck.
En cette période des fêtes, nous désirons vous souhaiter nos meilleurs voeux de santé et de bonheur. Nous tenons également à remercier tous les membres qui ont évalué des vins afin de nous faire partager leurs notes de dégustation. Ces évaluations sont pour la plupart très pertinentes et font la richesse du site Sommelier Virtuel. Nous désirons également souligner le deuxième anniversaire d'existence du site! Voici quelques suggestions de vins basées sur nos coups de coeur de 2009.
Des vins rouges robustes pour accompagner les viandes rouges, les tourtières , les ragoûts de boulettes:
Au début de l’été 2009, à l’occasion du salon « Le goût de Washington », le Québec a reçu la visite d’une véritable délégation de producteurs de vin de l’État de Washington. Les chroniqueurs en vin furent invités à une dégustation et à un séminaire animé par Shayn Bjornholm présentant les régions viticoles de l’État de Washington. Le séminaire fut suivi d’un cocktail et d’un dîner en compagnie de quinze producteurs, accompagnés par le consul général des États-Unis, par la conseillère au Canada du ministère américain de l’agriculture et par M. Alain Brunet, VP et chef de l’exploitation de la SAQ. La solennité de l’événement donnait l’impression d’assister à l’arrivée officielle des vins de l’État de Washington au Québec. Pour souligner cet événement, voici un portait des vins et vignobles de l’État de Washington.
Histoire du vin et du vignoble de l’État de Washington
Les premières vignes plantées dans ce qui deviendra l’État de Washington le furent en 1825, à Fort Vancouver, par la Compagnie de la Baie d’Hudson. L’Empire Britannique céda le district de Columbia aux États-Unis seulement en 1846 avec le Traité de l’Oregon.
Dès 1850, des efforts sont déployés par les autorités pour développer la vigne dans ces régions. Ce projet se concrétise à partir de 1903 avec le développement de canaux d’irrigation permettant d’utiliser l’eau des Cascades Mountains pour irriguer les terres des régions désertiques à l’Est des Rocheuses.
En 1910, des vignobles s’étendent dans les différentes régions de l’État de Washington, suivant l’établissement de colons en provenance de différents pays européens, dont la France, l’Allemagne et l’Italie. Le premier annual Columbia River Valley Grape Carnival est tenu à Kennewick la même année.
En 1920, la prohibition met un frein à toutes activités vinicoles commerciales. La culture de la vigne se perpétue pour la production de raisins de table, la production de jus et pour l’usage domestique. En effet, la prohibition oblige désormais les particuliers qui le désirent à vinifier leur propre vin chez eux pour se procurer de l’alcool. Ceux-ci développent ainsi une certaine expérience en matière de vinification.
Au lendemain de la prohibition, à partir des années 1930, fort de leur expérience individuelle, des particuliers ouvrent leurs propres établissements de vinification et on assiste à la naissance des premières wineries. Dès 1938, on retrouve 38 wineries à travers l’État de Washington.
À partir des années 1960, les premières sociétés vinicoles commerciales s’établissent véritablement dans l’État de Washington, entre autres le Château Ste-Michelle et la Columbia Winery.
L’industrie vitivinicole de l’État de Washington connaît un boom à partir des années 1990, entre autres suite à l’augmentation massive de la consommation de vin aux États-Unis suivant la présentation du documentaire sur le French Paradox à l’émission Sixty Minute en 1991. Le vignoble de l’État de Washington passe de 4 450 ha en 1993 à 12 550 ha en 2006.
L’État de Washington comptait 19 wineries en 1981. Il en comptait 80 en 1996. On en dénombre désormais plus de 660, tandis qu’une nouvelle winerie ouvre ses portes tous les 15 jours.
En 2006, la production de raisins de l’État de Washington a été de 316 000 tonnes. De ce nombre, 62% ont été utilisés pour la production de jus et 38% ont servis à la vinification. La production de jus demeure une activité importante associée à la viticulture. La part destinée à la production de vin ne cesse de croître.
Avec une production de 76,5 millions de litres de vins (près 102 millions de bouteilles) par an, l’État de Washington est aujourd’hui le deuxième producteur de vin des États-Unis après la Californie.
La législation des vins de l’État de Washington
La production de vin dans l’État de Washington est encadrée par la loi américaine. Un vin porte normalement sur son étiquette le nom du producteur ou de l’exploitation, le nom du cépage –qui doit composer au moins 75% du vin- parfois une mention tel « barrel select » ou « special reserve », et enfin l’appellation régionale. On réserve parfois des noms de « marque » aux meilleurs vins.
L’appellation la plus large indiquée sur les bouteilles de vin produites aux États-Unis est le nom de l’État, en l’occurrence Washington. Ensuite, il y a les noms de « zones viticoles » (AVA American Viticulture Area) dont les raisins composant un vin doivent provenir à 85% pour que le nom soit inscrit sur la bouteille. On retrouve onze AVA dans l’État de Washington. Enfin, le nom spécifique d’un vignoble peut également apparaître sur la bouteille si 95% des raisins composant ce vin en sont issus.
Encépagement
On retrouve dans l’État de Washington plus de 80 cépages destinés à la production de vin.
Les principales caractéristiques des vins de l’État de Washington sont d’être fruitées et frais avec un taux élevé d’acidité. Les régions viticoles de l’État de Washington ont un climat sec et relativement frais. Par ailleurs, en raison de la latitude nordique de l’État, elles profitent de beaucoup d’heures d’ensoleillement et de lumière avec en moyenne 17h chaque jour. Les régions viticoles sont situées à l’est des Montagnes Rocheuses qui bloquent ainsi les nuages et la pluie en provenance de l’Océan Pacifique. 300 jours par années, il n’y a dit-on aucun nuage dans le ciel. Les précipitations sont d’à peine de 20 cm par année. Par conséquent, la viticulture est impossible sans l’irrigation à partir des montagnes et des rivières, dont principalement la Columbia River autour de laquelle on retrouve la majorité des régions viticoles de l’État. Si les étés offrent suffisamment d’heures d’ensoleillement pour permettre une parfaite maturité des raisins, les hivers peuvent s’avérer froid et être parfois dommageables pour les vignobles.
Une des principales caractéristiques des vignobles de l’État de Washington est d’être plantée avec des vignes pré-phylloxériques. En fait, les régions locales sont peu propices au développement et à la prolifération du puceron ravageur qui oblige la majorité des régions du monde à utiliser des vignes greffées. En raison des sols sablonneux et des hivers froids, le phylloxera ne se développe pas. Ainsi, 97% des vignes ne sont pas greffées. Les vins de l’État de Washington offre ainsi l’opportunité de déguster les vins produits à partir de vignes non-greffées.
Les régions viticoles de l’État de Washington
L’État de Washington compte 11 régions viticoles (American Viticultural Areal - AVA). Si chacune ont des différences de climat et de terroir, ces différences ne se reflètent pas véritablement dans le style des vins que chacune produit. Les différences de cépage et les différences de producteurs sont plus importantes pour caractériser et identifier des styles de vins. Les 11 régions viticoles reconnues par le United States Treasury Department; Alcohol & Tobacco Taxes & Trade Bureau sont :
Yakima Valley établie en 1983. C’est la première appellation de l’État de Washington. 4 500 ha.
Walla Walla Valley - 1984
Columbia Valley établie en 1984. C’est aujourd’hui la plus vaste régions viticoles de l’État de Washington avec 6 880 ha.
Puget Sound établie en 1995. Elle se trouve dans les environs de Seatle, sur la côte Ouest. Bien qu’elle s’étend sur un vaste territoire, elle ne compte que 32 ha de vignes. Elle comprend cependant plus de 100 wineries. Celles-ci doivent en fait acheter des raisins ailleurs qu’elles vinifient localement pour alimenter les consommateurs de Seattle et des environs, la région la plus densément peuplée de l’État de Washington.
Red Mountain - 2001
Columbia Gorge - 2004
Horse Heaven Hills - 2005
Wahluke Slope - 2006
Rattlesnake Hills - 2006
Snipes Mountain - 2009
Lake Chelan - 2009
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