Accords mets et vin : vin et poutine

La semaine de la poutine (poutine week) du 1erau 7 février, est une belle occasion de découvrir les multiples variantes de se met délicat. En effet, plus d’une trentaine de restaurants de Montréal se livreront compétition pour le titre illustre de la meilleure poutine. Chacun y va donc de sa créativité. Tous les coups sont permis. Ma préférence: le smoked meat.

Mais à mon sens, une poutine, c’est une poutine. Ce que peu de restaurants semblent savoir et se soucier, c’est que le secret d’une bonne poutine réside, non pas tant dans l’originalité des apprêts, mais bien dans la fraicheur du fromage. Le fromage cheddar en grain doit être frais du jour (et dire qu’il y a des philistins qui la font encore avec du mozzarella râpé…) Pour trouver des poutines faites selon cette règle élémentaire, il faut cependant sortir de Montréal et aller dans les régions d’où la poutine est originaire, soit dans le Centre-du-Québec et dans les Bois-Francs. Par exemple, la fromagerie Lemaire à Drummondville le long de l’autoroute 20 offre une belle escale lors d’un voyage Montréal-Québec. 

Enfin, en cette période  de sensibilité à l’appropriation culturelle, soulignons que si la poutine a longtemps été un plat national québécois, force est de constater que c’est désormais devenu un mets national canadien. Et on la retrouve aujourd’hui partout dans le monde, de San Francisco à Stockholm et même à Paris! Mais bon, la production de vin en dehors de l’Europe est aussi un exemple d’appropriation culturelle. Mais heureusement, personne ne s’en plaint!

À l’occasion de la semaine de la poutine, nous vous proposons quelques suggestions pour accompagner ce met. En raison du fromage cheddar, il faut idéalement opter pour un vin blanc. En raison de la sauce, il faut également un vin offrant une belle acidité et un bouquet aromatique. Mais rien de trop lourd.

On peut rester dans l’optique nationaliste et accompagner notre poutine d’un bon Rielsing de l’Okanagan, tel ceux de Culmina, de Quail’s Gate ou de Tantalus.

Quails’ Gate Dry Riesling 2017, $18.95

Culmina Decora Riesling 2017, $22.95

Tantalus Riesling 2016, $31.50

Velenosi Verdicchio dei Castelli di Jesi 2016, $15.05

On peut également opter pour un rouge, mais alors pas trop tannique, idéalement vif et frais et offrant un beau fruit croquant, tel un Pinot Noir d’Oregon, de Nouvelle-Zélande ou du Chili ou encore un Beaujolais. 

Voici quelques suggestions :

Cono Sur Organico Pinot Noir 2018, $15.95

Cono Sur Reserva Pinot Noir, $15.10

Oyster Bay Pinot Noir 2017, $19.95

Cloudline Pinot Noir 2017, $24.55

Louis Tête Morgon Les Charmes 2017, $18.45

Georges Duboeuf Brouilly, $18.55

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